« Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre » Shani Boianjiu

semblant

Quatrième de couverture
Camarades de classe depuis l’école primaire, trois jeunes Israéliennes fantasques cherchent des dérivatifs à leur ennui dans un village près de la frontière où rien ne se passe, sinon le pire. Sarcastique et autoritaire, Léa donne les règles du jeu, entraînant l’espiègle Yaël et la sombre Avishag. La fin de leur scolarité signe la fin de leur insouciance. Propulsées dès dix-huit ans dans le monde monotone et brutal de l’armée pour effectuer leur service militaire, elles se collettent avec toute la violence d’un pays en état d’alerte permanent. Léa est postée à un checkpoint en Cisjordanie, Avishag sert dans une unité de combat chargée de surveiller la frontière égyptienne et Yaël entraîne les soldats au maniement des armes. Chacune tente de traverser à sa manière ces terribles années. Portrait implacable d’une génération perturbée, ce roman initiatique met en lumière la difficulté universelle d’être jeune et de forger son identité.

Mon avis
Difficile de donner mon avis sur ce livre. Je ne l’ai trouvé ni bon ni mauvais. Ce qui est certain, l’histoire ne m’a pas marqué, construite de bribes de vies au travers de trois personnages principaux. J’ai eu du mal à suivre le cours du récit dont les chapitres ne sont liés d’aucune façon entre eux. Il aurait été possible de réduire le roman tout comme il aurait été possible d’écrire encore 50 chapitres, cela n’aurait rien changé à l’impression ressentie. Pourtant, l’écriture est plutôt bonne, la plume légère, mais il manque un petit quelque chose pour plonger pleinement dans le quotidien de ces jeunes femmes.

Quelques citations
« une certitude approximative vaut mieux que le risque d’apprendre une chose qu’on ne tient pas à savoir. »

« Elle appelle les autres recrues mes amies. Je déteste ça. Ce sont des soldats. Pas des amies. Même ma mère me l’a dit : Tu ne vas pas à l’armée pour te faire des amies. Ne sois pas dupe. »

« Des choses qui n’ont pas besoin d’arriver arrivent tout le temps. Nous continuons de les reproduire. »

« – Le téléphone rouge ? Ça veut dire échange de prisonniers. Et moi je dois leur préparer des sandwichs ?
– Je ne peux rien dire. Mais il faut faire des sandwichs. Beaucoup de sandwichs. Autant de sandwichs que vous pourrez.
– Je leur en ferai. Mais je cracherai dedans. Je pisserai dessus. J’y mettrai de la mort aux rats. »

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