« France, réponds à ma triste querelle » Dominique Ponnau

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Quatrième de couverture
Non, ce livre ne sera pas un livre triste ! Non, il ne sera pas un livre nationaliste ! Non, il ne sera pas un livre querelleur ! Oui, il sera un livre d’amour ! D’amour pour la France. Un livre de confiance en la France. Un livre de joie ! Mais, oui, il sera un livre de plainte ! Un livre où il y aura place pour la douleur ! Pour la colère aussi. Parce qu’on crache sur l’âme de la France ! Et que cela me fait mal. Et que je reçois, comme tant d’autres Français, comme tant d’autres frères et soeurs humains qui ne sont pas Français, ce crachat sur mon visage ! Parce que certains de ceux qui crachent sur l’âme de la France sont parfois ceux dont le premier devoir – devoir d’état–, serait de la vénérer et, si cette âme pâlissait, de lui rendre son éclat. De le lui rendre non avec condescendance, mais avec une gratitude, un respect de fils. Se veulent-ils, se savent-ils indignes ? Savent-ils ce qu’ils font ? Je ne sais pas ; je ne crois pas. Faut-il leur pardonner ? Certainement ! Comme ce fut demandé au Père, par le Fils, au Golgotha. Est-ce que je le fais en ce moment ? Je vois bien que non et n’en suis pas fier. Un jour il faudra bien. Sauf à renoncer à être chrétien. Et chrétien, je désire l’être. Ou plutôt le devenir. Chrétien, j’espère, en devenir, je m’accorde pour l’heure licence de crier. Un cri ! Un cri d’amour : voilà ce que sera ce livre, s’il plaît à Dieu.

Mon avis
Ce livre est une curiosité dont je n’aurais probablement jamais tourné les pages si on ne me l’avait pas offert. Le titre m’a interpelé et comme il le laisserait sous-entendre, c’est un cri de rage. Sans aucune violence ni aucune rancoeur, l’auteur questionne, place des espoirs au travers de l’avenir – avenir incertain, dans un monde d’incertitude – espoir envers une jeunesse forte qui porterait le flambeau d’une renaissance française ; renaissance de valeurs, vers plus de fraternité au travers de la différence – espoir vers un monde plus sain.

En ces temps de crise et de questionnement, c’est un livre qui arrive à point nommé, qui interpelle, qui même provoque, d’une provocation qui ne saurait choquer qu’un athée convaincu ou pire, engagé. Le message que transmet l’auteur, en rappelant au lecteur quelques notions d’histoire, c’est que la France est chrétienne et qu’elle se doit de le rester, mais surtout qu’elle se doit de le manifester.

Chauviniste, un brin conservateur, l’auteur nous offre un ouvrage conceptuel. Certains chapitres sont d’ailleurs très agréables à lire et réchauffent le coeur, plein de fougue, d’emphase, d’envolées lyriques.

Un texte agréable à lire et à découvrir, qui, à défaut d’offrir des solutions qui seraient ancrées dans la réalité de notre époque, offre un joli message, principalement porté sur la jeunesse.

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Critique – Tout reste à faire

L’avis d’une lectrice sur mon roman « Tout reste à faire »

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Je suis désolée de dire ça de cette manière, de but en blanc, mais j’ai détesté l’héroïne. Je n’ai pas réussi à m’y attacher, elle m’a énervée du début à la fin. Question de caractère peut-être. Je crois que je l’ai surtout trouvé prétentieuse et capricieuse, agaçante quoi qu’elle fasse, c’est certain. J’ai bien compris qu’on suit son cheminement intérieur, qu’on la suit dans sa « maturation » et ce principe ne me dérange pas du tout. Je sais que les introspections peuvent horripiler pas mal de monde, mais moi j’aime ça normalement: tout ce qui est psy, développement personnel etc, j’aime encore bien comme dirait l’autre. Je n’ai pas aimé son ton, sa manière de parler des autres (« ce chimpanzé« ), de voir les choses, sa manière d’évoluer. Certaines phrases ou idées m’ont aussi fait dresser les cheveux sur la tête, trop « clichés ». Un exemple:  » .… à trente ans on devient désespérée de ne pas encore être mariée. Quant aux hommes, peu importe l’âge, ils désirent toujours s’envoyer en l’air, à croire qu’ils ne grandissent jamais. »

Je me suis un peu perdue dans la chronologie des événements et quand il se passe trois mois, j’ai l’impression qu’il s’est passé une année entière.

Autre point noir: la ponctuation, elle m’a chiffonée, or une ponctuation déficiente casse le rythme. Du coup, les mots, les phrases ne sonnent pas aussi bien qu’ils le pourraient.

Je suis toujours embêtée quand je suis négative comme ça, d’autant plus qu’il s’agit ici du premier roman d’un jeune auteur qui essaye de percer et ce sans prétention aucune. Mon but n’est pas d’être désagréable ou de casser gratuitement. D’autant plus qu’Emmanuel, avec qui j’ai échangé quelques messages en privé, ne me semble pas imbu de lui-même comme peuvent l’être certains auteurs connus ou pas d’alleurs. Mais je vais contrebalancer tout ça par le fait que j’ai eu envie de lire le livre jusqu’au bout malgré tout. Il ne m’est pas tombé des mains, je n’ai pas pesté sur l’histoire en elle-même mais uniquement sur l’héroïne et son drôle de caractère. Il y a un truc quand même donc… Sans doute l’auteur a t-il du talent, mais celui-ci demande encore à être travaillé, il est encore trop brut, pas suffisamment ciselé. Je pense qu’un relecteur de type fan de littérature qui a déjà avalé un nombre incroyables d’ouvrages divers et variés et qui sait écrire pourrait être un sacré atout. Je sais qu’Emmanuel est en train d’écrire son deuxième roman et je peux vous dire que je le lirai à sa sortie, j’ai envie de voir comment son écriture va évoluer et ce qu’il va pouvoir nous offrir.

J’espère en tous les cas que mes remarques ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd et ne blesseront aucun coeur.

Autre plus pour terminer sur une note positive: certaines idées que l’auteur fait transparaître entre les lignes sur la société de consommation notamment et qui me parlent…

Retrouvez l’article originel sur : http://mesmotsenblog.blogspot.be/2014/06/litterature-tout-reste-faire-emmanuel.html

Critique – Tout reste à faire

L’avis d’une lectrice sur mon roman « Tout reste à faire »

« Tout reste à faire c’est une histoire d’amour entre Svetlana et Franck. Ils se sont rencontrés à Paris puis la distance les a ensuite séparé lorsqu’elle est repartie en Russie. Aujourd’hui, Svetlana est de retour à Paris quelques années plus tard et ne peut s’empêcher de penser à Franck. Vont-ils pouvoir se retrouver après quelques années alors que tous les deux ont évolué et que Franck a refait sa vie?

Toute l’histoire nous est racontée par Svetlana, nous n’avons jamais le point de vue de Franck. Je suis surprise de constater que bien que l’auteur soit un homme, il a parfaitement su entrer dans le personnage d’une femme et m’a fait penser à Gilles Legardinier qui a le même talent. Les doutes, les remises en question, les désirs de Svetlana sont parfaitement décrits et on pourrait croire que ce roman a été écrit par une femme. Le point de vue interne aide à s’attacher au personnage de Svetlana et on peut facilement s’imaginer à sa place. Malheureusement, l’inconvénient est que ce point de vue ne m’a pas permis de m’attacher à Franck, ce qui est dommage.

Le livre est divisé en plusieurs chapitres : ceux avec les saisons comme été/automne et automne/hiver racontent le présent, Svetlana nous parle de son travail, de ses désirs, des retrouvailles avec Franck. Et nous avons un chapitre qui nous emmène dans le passé : Interstice en Russie qui nous renvoie à la première rencontre des personnages, puis à la vie en Russie de Svetlana après son retour. Nous voyons comment la distance les a séparé, ce qui est lui est arrivé ensuite. J’ai trouvé très intéressant de voir leur rencontre, leur séparation et leur retrouvaille d’autant que nous n’échappons pas à l’évolution du personnage. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle doit devenir responsable, devenir une adulte et apprendre de ses erreurs pour accèder au bonheur.

J’ai passé un bon moment avec cette très jolie histoire. Si vous avez envie de rêver un peu à travers une histoire d’amour, je vous conseille de le lire. »

Retrouvez l’article originel sur : http://audreyreadings.wordpress.com/2014/06/07/tout-reste-a-faire-emmanuel-bodin