« Qui je suis… » Dominique Callewaert-Vinck

quijesuis

Quatrième de couverture
A l’automne de sa vie, l’auteur de ce roman a voulu retracer, au regard de ses expériences d’enfant de l’après guerre, d’adolescente, puis de femme des années 70, toute une époque où les valeurs traditionnelles se vivaient encore. Après s’être longuement cherchée, c’est finalement l’Amour qui lui apportera les réponses à ses questions, et qui la guidera vers sa plénitude de femme mature, dans une existence qui pourtant, dès le départ, ne lui avait pas fait de cadeaux…

Mon avis
Une histoire dans laquelle le lecteur entre très facilement via un style d’écriture accessible à tous et de laquelle on n’en ressort pas indemne, livrant une vision optimiste de la vie, malgré les difficultés, la douleur, la souffrance qui se présente sur le chemin.
L’histoire contée se livre progressivement, à partir de l’enfance ; partie traitant de l’éducation familiale et scolaire et des conséquences contribuant au façonnage d’une personnalité. Nous suivons donc l’apprentissage de cet enfant et son initiation à la vie entravée de déboires, de traumatismes, d’incompréhension, de solitude. Puis vient l’âge de l’adolescence et enfin l’amour, un tournant dans la vie de ce personnage devenu désormais femme.
Nous arrivons à la dernière partie de l’histoire, qui est la plus fabuleuse, faite de sentiments positifs, parlant d’amour, partageant des points de vue sur la vie, avec sensibilité et humanité. Il est impossible de ne pas être sensible à cette plume qui offre ce qu’il manque à certains romans : une âme. S’agissant ici d’un récit, cette âme n’en a que plus de valeur !

Quelques citations
« l’écoute et la tendresse peuvent venir à bout de tout… »

« Certaines choses marquent au fer rouge à vie et ne s’effacent pas. Mais c’est sans doute grâce à ces multiples expériences de vie que l’on grandit, rien n’est jamais complètement négatif, il y a toujours une leçon à retirer de toute chose même si on doit en souffrir longtemps. »

« Qui sait se faire aimer des enfants se fera respecter par le dialogue et la confiance, bien mieux que par le moyen des méthodes punitives ancestrales. »

« Nous sommes tous faillibles, vulnérables, attachés malgré nous à des traditions plus ou moins valables qui ont la vie dure, porteurs inconscients de la mémoire de nos ancêtres avec ses ombres et ses éclaircies, ses côtés obscurs et ses qualités. Nous sommes un amalgame de tout ce bon et ce mauvais que nous avons dans nos gènes. »

« J’avais découvert que l’être humain était plus faible que méchant, excessif aussi sans doute par soif d’idéal. La modération, l’équilibre, nous ne les trouvions que grâce à nos multiples expériences de vie, et ce qu’on appelle la sagesse ne pouvait venir qu’avec elles. »

« Les plus gros chagrins, racontés et partagés avec celui qui vous aime, vous donnent cette force qui, une fois installée en vous, ne vous quitte plus jamais. »

« Chacun est libre de disposer de lui-même dans la mesure où il ne fait de mal à personne. »