« Le bus 666 » Colin Thibert

Bus

Quatrième de couverture
Un matin, Chloé, mal réveillée, s’est trompée de bus (normal, elle est myope et avait fourré ses lunettes dans sa poche). Et plutôt que de prendre la direction du collège, elle s’est retrouvée en partance pour un monde étrange et fabuleux.Malheureusement, elle s’en rend compte un peu tard, au terminus : arrêt chez les sorcières ! Une série d’aventures commence alors, qui va entraîner la jeune héroïne au milieu des monstres les plus divers et variés. Heureusement, Zorgo, le charmant squelette au volant du bus 666 a promis de la raccompagner chez elle, une fois sa tournée terminée. Il la tire des griffes des vampires (qu’elle a accompagnés au bal !), de celles du diable (avec qui elle a signé un pacte), des mains des fantômes ou de celles des zombis…

Mon avis
Disons-le d’emblée, ce n’est pas l’histoire du siècle, même pour de la littérature jeunesse.

Ce très petit roman d’à peine 90 pages est destiné aux enfants et se lit rapidement, quand à moi, je ne rentre pas dans l’histoire. Non pas que mon âme d’enfant se soit envolée dans le dédale du monde adulte, mais tout simplement parce que l’action ne casse pas des briques. L’héroïne se sort de ses péripéties et mésaventures beaucoup trop facilement, elle serait digne de wonder-woman en échappant en deux temps, trois mouvements, à une sorcière, un château infesté de vampires, des zombies, et même à Satan, encore que ce passage soit le plus crédible et intéressant. Même son aventure se termine en queue de boudin en croisant « l’homme de sa vie » au détour d’une nouvelle escapade.
Les situations sonnent faux, et chaque « aventure » se résout dans une trop grande facilité. Il aurait été très intéressant d’étoffer tout cela, de compliquer l’intrigue.

Il est vrai qu’un enfant entrera plus facilement dans cet univers, avec son âme encore vierge de 6 à 10 ans, qu’il trouvera cette aventure fantastique, et par certain côté elle l’est réellement en faisant abstinence de tous les clichés d’outre-tombe, la forêt lugubre, la grotte poisseuse, le château fort… mais je pense que l’auteur est passé à côté de l’essentiel. On en ressort neutre, sans aucune émotion, sans avoir rêvé.

Je l’offrirai néanmoins à ma nièce et je verrai bien sa réaction.

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